Menu principal
Accueil
La Somato-psychothérapie
Nous contacter
Rechercher
Rencontres
Liens
L'ASBL
Membres Praticiens
Statuts ASBL
Articles
Articles
Conférences ABS
Revues
Congrès EEPSSA
Accueil arrow Rencontres arrow Compte-rendu de la réunion du 26 mars 2009 mercredi, 13 décembre 2017
Compte-rendu de la réunion du 26 mars 2009 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrator   
21-01-2010

 

Braine-l'Alleud, le 15 avril 2009

 

 

Concerne : Compte-rendu de la réunion du 26 mars 2009

 

 

Chers membres,

 

 

Initialement, il était prévu que Michel Galasse, ancien membre de l’ABS, nous parlerait de son dernier livre intitulé « Les transitions corporelles dans l’analyse » (édition Fabert, Paris). Il lui a été demandé d’être présent à l’étranger pour présenter son livre à cette période. C’est pourquoi, il nous avait proposé que ceux qui ont lu son livre puissent évoquer à cette réunion les questions que le livre leur pose, éventuellement prévoir une rencontre ultérieure avec lui.

 

 

Voici quelques réflexions pêle-mêle suite à la lecture de ce livre par les membres présents à la réunion.

 

*        La psychanalyse active est un travail centré sur le patient au moyen de différentes techniques. C'est un ensemble d'approches théoriques, de formations intégratives, qui peuvent être accompagnées de pratiques corporelles différentes, mais aussi de pratiques orientales (par exemple, la "position de l'arbre", une technique du "Taïchi", technique chinoise centrée sur l'ancrage au sol). Le but de la psychanalyse/psychothérapie intégrative est de partir de ces pratiques pour en faire des outils thérapeutiques.

 

Ces pratiques permettent d'accompagner des pathologies assez traumatiques. Mais ces outils doivent être magnés avec prudence pour les personnes qui ont besoin de contact, de sorte de ne pas réengendrer un traumatisme. Tout d'abord, un moment de catharsis (expression des émotions) apparaît, ensuite vient un temps de réparation, et vient enfin un temps de "re"construction.

 

*        Une série d'approches sont évoquées dans le livre (l'eutonie, l'haptonomie, le contact/échange, l'aspect corporel suivi de l'aspect verbalisé, etc.). L'utilisation de ces approches dépend du besoin et de la demande du patient. Il est important de les intégrer au bon moment, et toujours avec verbalisation tout en utilisant des pratiques corporelles, orientales (comme le Taïchi, le Yoga) et/ou occidentales (comme la sophrologie). Relâcher le corps est essentiel et peut donc se faire au moyen de diverses techniques (eau chaude d'une piscine, massages, eutonie, relaxation, sophrologie, etc.). La psychothérapie peut être aussi complexe dans la théorie que très simple dans la pratique.

 

*        Le livre parle surtout de "médiation corporelle". Cependant, la médiation en général met les choses à distance et ne favorise pas la régression qui est nécessaire dans le processus de guérison en thérapie. La régression n'est pas présente dans le livre.

 

"L'analyse de transition corporelle" permet de revivre les émotions et de vivre des sentiments nouveaux. L'approche corporelle favorise la confiance en soi, la confirmation de soi, la (re)construction, la créativité et le transfert.

 

L'auteur du livre se situe entre ces deux approches mais nous pouvons constater des réticences et une certaine timidité de sa part par rapport à la complète transition corporelle.

 

Il est intéressant de définir la psychothérapie et la psychanalyse. La psychothérapie se centre sur les problèmes conscients et actuels. La pychanalyse, elle, se centre sur l'origine des symptômes au moyen du contact (notamment corporel).

 

*        Les contre-indications dépendent de la pathologie du patient et du moment où le thérapeute utilise cette approche (par exemple, la différence qui existe entre les enfants psychotiques et les adultes psychotiques : d'ailleurs, le psychothérapeute en apprend beaucoup avec les enfants psychotiques).

 

*        Vient ensuite la question de "cadre". Il existe deux sortes de cadre : soit le cadre verbal où l'on intègre avec "trop" de prudence des transitions corporelles, soit le cadre complètement corporel, propre à la psychanalyse intégrative, qui représente quant à lui un cadre "inducteur" de paroles, de corps et d'esprit, qui intègre les techniques une par une en complément d'autres techniques en lien avec celles-ci (le thérapeute les ayant déjà intégrées sur lui-même auparavant). La résistance est chez l'analyste, et non chez le patient.

 

*        Nous avons discuté de "résonance vibratoire", qui au point de vue émotionnel permet au thérapeute de sentir les tensions du patient, en plus de sentir ses émotions. Cette technique permet au patient que ses émotions et sentiments se dégagent plus facilement et plus rapidement. Cependant, il ne faut pas oublier que la vibration du psychothérapeute influence celle du patient, par exemple la vibration des os : la conscience osseuse qui est présente chez le thérapeute permet la régression (nécessaire chez le patient). Cette conscience est d'autant plus importante dans les cas de traumatisme ancien.

 

*        Le symptôme "dit" les difficultés. Il sert d'une part à liquider par le corps le "trop plein", et sert d'autre part à réparer par le corps le non-dit verbal (ce qui arrive, par exemple, en fin d'analyse).

 

*        Le livre évoque de la reviviscence : la "fusion" de 9 mois entre l'enfant et sa mère lors la grossesse, suivie de la "matrice" de 9 mois également qui existe entre eux. Ces moments vécus durant l'enfance peuvent être difficiles, et le but est de les faire revivre à l'âge adulte.

*        L'éthique de travail de Michel Galasse est une éthique de contact et de surprise. Elle est juste dans la pratique mais non effrayante. C'est pourquoi, il serait intéressant de développer l'éthique de surprise.

 

*        Pour que le patient relâche les tensions, l'important est dans un premier temps de sentir la douleur, puis de l'accepter, et ensuite de se relâcher, pour pouvoir enfin ne plus avoir mal et s'apaiser. Cette technique peut être appelée "essorage conscient", qui consiste en un massage doux Reichien.

 

*        C'est le processus de guérison qui fait le boulot, et non le thérapeute. Les diagnostiques et les médicaments ne font que rassurer les patients mais ne les guérissent pas.

 

 

Pour la prochaine réunion qui se déroule le 14 mai 2009, après l'Assemblée Générale de 19h00, il est prévu que plusieurs d'entre nous lisent ce livre de Michel Galasse. Nous déciderons alors en fonction de ça si nous demanderons à l'auteur de parler de son prochain livre lors de la réunion suivante.

 

Nous désirons pouvoir continuer à échanger des discussions sur nos pratiques.

 

De plus, il serait intéressant lors des réunions d'expliquer nos vignettes cliniques des approches utilisées qui sont particulières et intéressantes, ainsi que de les publier si possible pour pouvoir en faire part à tout praticien intéressé.

 

Plusieurs idées ont été proposées pour l'année prochaine :

 

-           Définir les psychothérapies du point de vue théorique, car en fin de compte en tant que thérapeute, c'est important de pouvoir se situer dans les psychothérapies (psychanalyse, psycho-somatothérapie, contact analytique, etc.).

-           Pouvoir échanger sur les pratiques régressives, concernant la péri-natalité,

-          

 

 

Au plaisir de vous revoir pour partager ensemble nos pratiques à la prochaine réunion.

 

Bien à vous,

 

 

Pour l’ABS,

 

Jean-Luc Deconinck

Président de l'ABS

Tél : +32.2/384.95.08

E-mail : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

Elodie Clare

Secrétaire

 

 

 
 
Pub
 
© 2017 Association Belge de Somato
Joomla! est un logiciel libre distribué sous licence GNU/GPL.